La Tour Vauban, patrimoine de l’UNESCO

Unique dans l’architecture militaire française, la tour Vauban veille depuis plus de 300 ans sur l’anse de Camaret et l’entrée du goulet de Brest. Gardienne des côtes d’Armorique, la tour Vauban offre aujourd’hui un témoignage remarquable de l’œuvre de Vauban en Bretagne.

La Tour Vauban avait pour mission de surveiller l’entrée du goulet de Brest et la racine de la presqu’île de Roscanvel, par laquelle l’ennemi aurait pu se faufiler en rade de Brest. Encore inachevée, elle subit son baptême du feu le 18 juin 1694. Vauban y brise l’assaut de 147 vaisseaux anglo-hollandais qui tentaient de débarquer. Admirablement construite, la tour constitue le prototype et le plus bel exemple de fort à la mer de Vauban à batterie basse et tour de gorge.

TOUR VAUBAN DE CAMARET SUR MER





Au XVIIe siècle, la Bretagne possède de grands ports de commerce et de guerre (Saint-Malo, Morlaix, Brest, Port-Louis et Lorient). Louis XIV charge alors Vauban d’établir des plans de défense de ces grands ports. Il s’intéressera à celui de Brest dès son premier séjour en Bretagne en 1683.

En 1685, il souligne la nécessité de protéger l’anse de Camaret, vestibule du goulet de Brest, par une batterie et une tour : « Il y a un petit port marchand à un recoin de Camaret où il se retire des bâtiments que les corsaires viennent impunément enlever, ce qui leur arrive fort souvent en temps de guerre : c’est pourquoi il serait nécessaire d’y faire une batterie de quatre ou cinq pièces de canon soutenue d’une tour et d’une petite clôture de maçonnerie pour les écarter de là et tenir cette rade nette »

La Tour Vauban est construite à l’extrémité du sillon par l’ingénieur Traverse, suivant les plans tracés par Vauban. Les travaux débutent en 1689 et ne seront achevés qu’en 1696. Pour la construire, il a fallu dérocher et rendre carrossable le sillon. Les pierres utilisées proviennent du nord Finistère (granit) et du port (Elles ont une teinte légèrement bleutée et sont friables). « On travaille à la Tour et à la batterie de Camaret, qui sera, Dieu aidant, achevée cette année, bonne, forte, capable de donner le couvert à 100 hommes au besoin et de contenir tous les vivres et munitions nécessaires » (Vauban, 1695)

Le 18 juin 1694, la flotte anglo-hollandaise profite de l’inachèvement de la Tour Vauban pour tenter de s’emparer des batteries de la côte sud du goulet de Brest et par la suite du port de Brest. La batterie basse n’est alors composée que de 9 canons et de trois mortiers de fer. La flotte ennemie jette l’ancre devant Camaret et est accueillie par les tirs croisés des batteries basses que Vauban avait mises en place dans l’anse de Camaret. Malgré le brouillard, la flotte anglo-hollandaise tente un débarquement sur la plage de Trez Rouz. Les pertes sont considérables puisque 800 anglo-hollandais sont tués dont 400 sur les vaisseaux et près de 400 autres sont faits prisonniers. Seulement 45 français sont blessés. L’histoire du boulet de canon qui aurait décapité le clocher de l’église n’est pas avérée.

A la suite de cette victoire, Louis XIV fait frapper une médaille en l’honneur de la Tour et des Camarétois : « CUSTOS OARE AREMORICAE, ANGLIS ET BATAVIS CAESIS ET FUGATIS 1694 » (Gardienne des Cotes de l’Armorique, Anglais et Hollandais taillés en pièces et mis en fuite – 1694).

Au XVIIIe siècle, la tour sert de prison. A la fin du siècle, lors de la guerre contre l’Angleterre, elle est réarmée et un four à boulets est construit à l’emplacement de l’ancien corps de garde.

A la fin du XIXe siècle, la Tour perd son rôle militaire. De 1895 à 1900, la salle de garde devient la « résidence » d’été de l’acteur André Antoine. En 1904, elle devient une propriété communale. En 1907, elle est classée monument historique. De 1916 à 1918, pour empêcher les sous-marins allemands d’approcher des côtes, une base d’hydravions est installée sur le sillon. La tour est dotée d’un réservoir d’eau potable et un château d’eau est édifié à côté.

Pendant la seconde guerre mondiale, les camarétois décident de détruire la toiture afin de montrer son inutilité. Ainsi, elle ne sera pas détruite par les bombardements. La toiture est restaurée à l’identique en 1956.

Un site inscrit sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco
Le lundi 7 juillet 2008, le Comité du patrimoine mondial a inscrit le réseau des sites majeurs de Vauban sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Douze sites sont retenus parmi lesquels la Tour Vauban de Camaret-sur-Mer.
Pour plus d’informations : http://www.sites-vauban.org/

PDF - 2.4 Mo
Dossier de Presse - Tour Vauban

Pour plus d’information contacter :
- la mairie de Camaret sur Mer :
tel. 02 98 27 94 22
web. www.camaret-sur-mer.com

- l’office de tourisme :
tel.02 98 27 93 60
web. www.camaretsurmer-tourisme.fr
e.mail. ot.camaret@wanadoo.fr

*** Pour visiter la Tour ***

Texte de Vanessa Hue - mairie de Camaret sur Mer

Agence de Promotion Touristique - Presqu’île de Crozon et Châteaulin-Porzay Bd. de Pralognan la Vanoise BP45 - 29160 Crozon
Tél. : +33 (0) 02 98 26 17 18 Fax. : +33 (0) 02 98 26 21 63 info@tourisme-presquile-crozon.com

Camaret-sur-Mer Roscanvel Landevennec Crozon Telgruc-sur-Mer Argol Saint Nic-Pentrez Plomodiern Plonévez-Porzay Châteaulin Cast Quéménéven Tregarvan Saint-Coulitz Ploéven Dinéault Lanvéoc Port-Launay